musée des victimes du génocide
installé dans les anciens locaux du KGB, ce musée était vraiment intéressant; pour seulement 4Lt (2 pour les étudiants), on pénètre dans une partie importante de l'histoire de la Lituanie.
d'abord le bâtiment lui même possède son histoire:
_ de 1899 à 1915: palais de justice du régime tsariste
_ de 1915 à 1918: bâtiment administratif allemand
_ nov/déc 1918: lieu de recrutement pour l'armée lituanienne
_ janv/avr 1919: commissariat et tribunal révolutionnaire bolchevique
_ de 1920 à 1939: cour de justice polonaise
_ de nov 1939 à juin 1940: école de garçons (...!?!)
_ juillet 1940 à juin 1941: NKVD (ancêtre du KGB)
_ de 1941 à 1944: gestapo
_ de 1945 à 1991: prison et centre d'interrogatoire du KGB
le musée est composé en 3 catégories:
la 1ère explique les guérillas entre les partisans, des agriculteurs lituaniens principalement, et les occupants (les soviétiques). On découvre leur façon de procéder pour se défendre, communiquer avec l'extérieur du pays; étant trop peu nombreux et bien moins entraînés face à l'armée rouge de l'URSS, leur principale force était d'éditer des revues sur ce qui se passait chez eux puis de les présenter aux autres pays, espérant qu'ils réagissent.
la seconde partie montre à l'inverse l'activité du KGB contre les partisans. les tables d'écoutes téléphoniques, les déportations dans des camps de travail, les objets laissés (tampons officiels, matériel de bureau...), l'organigramme des employés...
la dernière partie se situe dans "les caves" du bâtiment; on visite la prison, ses différentes cellules. Les deux premières, à peine 60cm² servaient à placer les prisonniers à leur arrivée. Entre les chambres certaines cellules spéciales: une emmitouflée pour isoler des bruits ou éviter que le prisonnier se suicide, deux autres servant de torture: le prisonnier placé sur une petite platte-forme au milieu d'un bassin d'eau gelée ne devait pas bouger ou s'endormir sous peine de pneumonie au minimum...
puis pour finir, la salle d'exécution. Petite pièce voutée dans laquelle les prisonniers étaient torturés ou fusillés.